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Samedi 11 août 2012 Lima Huancayo Première ascension des Andes en train avec du maté de coca !

Samedi 11 août 2012 Lima Huancayo Première ascension des Andes en train avec du maté de coca !

Après la mésaventure d'hier avec le pisco sour, je me réveille finalement assez tôt même avant l'heure du réveil à cause des effets du décalage horaire que je ressens encore. Comme prévu Antonio le taxi de la Posada m'attend à 6 heures et m'amène à la station Desamparados. Cette gare ressemble plus à une petite gare TER en France qu'à la gare principale d'une capitale de plusieurs millions d'habitants ... Il n'y a qu'un seul quai ! Par contre il font des contrôles comme dans un aéroport ou plutôt ils font semblant. Leurs détecteurs sonnent de partout mais ça passe comme une lettre à la poste. En particulier j'avais un couteau dans mon sac ils n'ont rien vérifié !
On embarque d'abord les voyageurs puis la train avance pour approcher le fourgon à bagages et fait un arrêt, il chargent les bagages et le train repart. A bord il y a quelques Péruviens et surtout des étrangers dont pas mal de Français. Il faut dire que le prix est quand même assez élevé pour eux, c'est presque un tarif SNCF sans réduction par rapport à la distance parcourue. Il ne circule que 2 fois par mois environs. On quitte assez raidement les brumes de Lima pour retrouver le soleil dès qu'on monte en altitude. Il fait un premier arrêt dans une gare pour faire une manœuvre de retournement de la locomotive sur un pont tournant comme au temps de la vapeur chez nous. Puis il repart dans l'autre sens. Vers 8 h 30 ils servent un bon repas sur des plateaux et le personnel porte un masque pendant le service. Ils proposent du maté de coca : c'est une infusion préparée avec des feuilles de coca, ici c'est légal, par contre la consommation et le trafic de cocaïne sont strictement interdits et réprimés. Après tout, c'est l'occasion d'y goûter d'autant plus qu'il parait que c'est excellent pour supporter les effets de l'altitude. Finalement, au goût, c'est assez décevant et plutôt fade ... Cette plante qui rend complètement fou des tas de gens dans le monde que ce soit les trafiquants capables de tuer père et mère pour contrôler le trafic ou les consommateurs de cocaïne complètement détroits ou encore capable de mettre en échec la police de la plus grande puissance du monde incapable d'arrêter le trafic et bien cette plante ne produit finalement qu'une infusion complètement fade .... étonnant non !? En tout cas bien utilisée, cette plante a certainement des vertus médicinales, peut être en homéopathie ?
Puis on atteint le premier zig zag au delà de 2000 m d'altitude. Il y en a 6 au total : le train s'arrête dans un cul de sac un ouvrier manœuvre l'aiguillage et le train repart dans l'autre sens sur la voie supérieure. C'est la technique utilisée pour gagner progressivement de l'altitude en respectant les pentes maximales permises par l'adhérence des roues sur les rails. Les paysages sont à couper le souffle : montagnes plus ou moins pelées de couleurs variées suivant la végétation rase ou la composition de la roche. Il ne faut pas avoir le vertige non plus parce qu'à certains endroits le précipice n'est pas loin des rails. Le train fait un arrêt de 10 mn envions à La Galera point culminant de la ligne à 4750 m d'altitude. Cette ligne est restée pendant longtemps la plus haute du monde avant que les Chinois ne construisent la ligne de Lhassa au Tibet. Cet arrêt permet de faire des photos y compris du train complet en marchant un peu. Finalement, j'ai bien mieux supporté l'altitude que le pisco sour ! Peut être que le maté de coca a aidé ! En tout cas, je n'ai pas eu besoin de prendre les médicaments que j'avais contre le mal des montagnes. Par contre en marchant pour faire les photos, je m'essouffle très vite et je remonte dans la première voiture au moment du départ. Puis le train attaque la descente vers la Oroya une des villes les plus polluées du monde par l'industrie minière en particulier du cuivre mais aussi d'autres métaux comme le plomb le zinc ... Autour de la ville ce sont des montagnes de déblais qui laissent échapper dans la rivière des boues d'une sale couleur marron. Sur plusieurs km le long de la vallée, il n'y a plus rien qui pousse. tout est recouvert d'une espèce de poussière blanche qui envahit tout. Certains Péruviens autour de moi disent que l'espérance de vie y est la plus basse de tout le Pérou autour de 45 ans en moyenne. C'est une vraie catastrophe écologique et les dégâts considérables seront difficiles et longs à réparer.
Progressivement l'altitude diminue et on arrive à la nuit sur un plateau ou se trouve la ville de Huancayo. A l'arrivée, il y a plusieurs agences de voyage avec des minibus qui proposent des chambres aux voyageurs qui n'en ont pas : ça tombe bien pour moi ! Après plusieurs arrêts, ils trouvent une chambre dans un hôtel très correct avec internet et un Nouveau Testament dans la chambre ( ça me laisse complètement indifférent ) en tout cas je remarque que ces bouquins sont toujours en excellent état dans les hôtels, sont ils jamais consultés ou régulièrement renouvelés ? ). Malgré l'heure un peu tardive la rue principale est très animée et quasiment tous les commerces sont encore ouverts. Je trouve facilement à manger dans une cantine ou il n'y a que des Péruviens. Qu'est ce qui m'a fait choisir cet endroit ? C'était plein ! En général, c'est un bon indice. Et je n'ai pas été déçu service efficace et plats variés excellents.

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