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Fil d'ariane

Jeudi 9 août et Vendredi 10 août 2012 Lima

Jeudi 9 août et Vendredi 10 août 2012 Lima

Le jeudi matin je pars à Miraflores par le métro bus et normalement il faut acheter une carte et la recharger dans une machin pour pouvoir accéder aux quais. Pour 2 jours, ça ne vaut pas le coup. Alors je ne sais pas si c'est un flic ou un gars de la compagnie me propose demander à quelqu'un de recharger pour moi en lui donnant l'appoint. Et le tour est joué !
Je descends à Palma et me dirige tout de suite vers SAE ( South American Explorer ) et c'est une française de Lyon qui prend mon inscription à l'association ! Elle me donne quelques tuyaux pour trouver ce qui me manque. Mais je vais faire une rencontre qui va perturber mon après midi. C'est un péruvien qui veut parler anglais va me proposer de me guider pour mes achats. Le gars est très sympathique et va m'indiquer ou trouver des vêtements chauds plutôt sports et me proposer de prendre une bière. Pourquoi pas. Mais la soirée au bar va se prolonger et il va commander 6 bières ( et des grandes ) pour 2 ! Sentant venir le coup je ne buvait que par petites gorgées alors que lui y allait par demi verres ! Je vais assez rapidement me rendre compte compte que le gars est homo et qu'il cherchait visiblement autre chose que de parler anglais avec un étranger ! Le problème c'est qu'il était plutôt entreprenant et pot de colle ! J'ai eu un peu de mal à m'en débarrasser après un tour en taxi ou il m'a accompagné ! Mais il est finalement descendu avant d'arriver à la Posada del Parque. Ouf, bon débarras ! Il est tard et je n'ai pas pu faire tout ce que j'avais prévu.
Le lendemain, je visite le musée "Banco Central de la Reserva" qui est en fait un musée archéologique et qui comporte aussi quelques peintures péruviennes. Je suis guidée dans la visite par une charmante étudiante qui fait apparemment un stage de fin d"étude en faisant visiter les touristes. Elle me présente un aperçu des différentes civilisations qui ont existé au Pérou avant l'arrivée des Espagnols et avant l'empire Inca : les Chimu, les Moche la civilisation Lambayeque Wari ( je ne suis pas sur de l’orthographe ) et j'en oublie. On retrouve ici, certains styles de céramique que j'avais déjà vu à Chan Chan près de Trujillo. Après la visite je traverse le rio Rimac qui est plutôt à l'état d'égout qu'autre chose. Par contre il est coupé en 2 par un mur d'un coté l'eau coule et de l'autre c'est un gigantesque chantier : il y a des panneaux qui expliquent qu'ils creusent un tunnel autoroutier sous le rio pour désengorger la circulation ! Des tunnels qui traversent des fleuves il y en a d'autres mais des tunnels qui suivent un fleuve dessous je ne suis pas sur qu'il y en ait beaucoup. Ce projet est complètement fou et en cas de tsunami, le résultat sera catastrophique. Désengorger la circulation à Lima, c'est sur qu'il y en a besoin, mais je ne suis pas sur que ce soit la bonne solution ! Développer un réseau de transport en commun efficace sur toute la ville donnera de bien meilleurs résultats. En revenant sur la place je rencontre un Bolivien qui me dit qu'il est musicien et qu'il est venu en France. Il connaît les chansons de Manu Chao et de Bernard Lavillers ( quand on pense aux liens de Bernard Lavillers avec l'Amérique Latine ce n'est pas étonnant qu'il le connaisse ) Puis il me propose d'aller dans un bar superbement décoré et me propose de goûter au Pisco Sour un cocktail à base de Pisco. Un de ses amis arrivent et il commandent 3 pisco sour : mais c'est 3 jarres de presque 1 litre avec un verre de pisco ! Ce cocktail est tout simplement diabolique : ça se laisse boire tout seul car en plus du pisco il y a différents extraits de fruits mais c'est traître. Je suis finalement obligé de renter à la Posada en taxi après avoir réglé la note. Après avoir pris 2 ou 3 heures de repos je prépare difficilement mes bagages pour le lendemain car le train part de bonne heure. Je suis un peu inquiet par rapport à ma capacité à résister à l'altitude demain ! Après la préparation des bagages, je vais dormir sans manger mais après avoir demandé à la réception de la Posada de me réveiller à 5 h 30 et après avoir réglé le réveil à la même heure.

Entre Pérou et Chili la guerre du Pisco.

Ne vous amusez pas à dire à un Péruvien qu'on fait aussi du pisco au Chili, sinon c'est le volcan Misti qui va vous péter à la figure ! Réciproquement, ne vous amusez pas à dire à un Chilien qu'on fait aussi du pisco au Pérou  sinon c'est le volcan Villarica ou Osorno qui va vous péter à la figure ! Dans les 2 pays le pisco est un alcool très fort à base de marc de raisin distillé. Pour donner un idée de la tension entre les 2 pays à propos de cette appellation : sur le formulaire de douane que j'ai du remplir à l'arrivée à Lima, il est précisé que l'importation de toute boisson étrangère portant l'appellation pisco est strictement interdite au Pérou. L'affaire doit faire les choux gras de gros cabinets d'avocats spécialisés dans le droit des marques et la propriété intellectuelle sans qu'une solution au litige n'ait été trouvée.

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