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Vendredi 18 février

Vendredi 18 février Coconuco : petite cure thermale et grosse colère.

A l'hôtel tous les repas sont inclus dans le prix de la chambre ce qui fait que je n'ai pas besoin de chercher où aller. En plus les gens de l'hôtel sont très sympa et appellent la compagnie de bus plusieurs fois qui finit par me dire qu'un bus passera à Coconuco vers 19 h 00 et me ramèera mes affaires vers 19 h 00 à l'arrêt de bus au carrefour d'accès à l'hôtel. Les gens de l'hôtel me conseillent plutôt de le faire déposer au poste de police un peu plus bas dans le village. Je suis donc coincé pour la journée à Coconuco. Je vais chercher un endroit pour me connecter à internet dans le village autre que le cyber café de la veille et je vais finir par en trouver un qui se connecte avec une carte USB 3G et miracle cette carte COMCEL est reconnue immédiatement par Ubuntu ! Par contre la connexion est terriblement lente et j'ai énormément de mal a appeler ma sœur la communication est hachée et même interrompue plusieurs fois. Heureusement que l'hôtel a appelé la compagnie de bus car sinon je ne pouvais rien faire. Après le repart de midi, je pars à pied, vers les thermes de Coconuco qui sont à 45 mn de marche de l'hôtel Comfandi. et je finis par y arriver après avoir demandé plusieurs fois si c'était bien un peu plus loin et chaque fois on me répond "cercita" ( très près ) même si il restait encore 25 mn de marche à un bon rythme. A mon avis la plupart des gens ne font pas la trajet à pied mais plutôt en moto. Ils sont toujours optimistes sur les distances .... Mais avant les bains chauds, cette marche est très salutaire. J'y arrive enfin et c'est vraiment très chouette. Il y plusieurs piscines alimentées par une source thermale et l'eau des piscines est renouvelée en permanence : il n'y pas de clore ou de produits chimiques pour désinfecter l'eau et la température varie suivant les endroits entre 45 °C et 27 28 °C. Bien sur il y a une bonne odeur de soufre mais il doit y avoir autre chose car cette source est connue pour soigner les maladies de peau. J'y passe largement plus d'une heure à nager et à patauger dans les différents bassins. Le plus dur est d'en sortir car même près de l'équateur, on est quand même à plus de 2400 m d'altitude, il fait quand même un peu frais Quand je pense qu'en France il ya de la neige à cette altitude en ce moment ! J'achète une boisson au bar des thermes puis j'attaque la descente en marchant à un bon rythme. Puis au cours de la descente, je vois le gars des thermes qui redescend en moto qui me propose de m'amener à l'hôtel. Je grimpe sur la moto mais le gars descend moteur éteint pour économiser de l'essence ! J'avais vu ça assez souvent surtout en Colombie ( beaucoup moins au Mexique ou le carburant est très économique ). Heureusement le trajet n'est pas très long et il est quand même obligé de rallumer le moteur pour arriver à l'hôtel car ça remonte un peu. Comme, je suis arrivé plus tôt que ne pensais je vais me connecter à internet avant d'aller au poste de police pour récupérer mes affaires que le bus de Cootranshuila doit me ramener. ( mais je ne pense récupérer que la tente et la roue arrière ) J'arrive un peu avait 7 h 00 au poste de police et j'attends mais rien jusqu'à 7 h 40. Je discute avec les flics en leur expliquant mon problème. Si le bus passe, ils mettent mes affaires de cote et me disent que je peux revenir après le repas. Bon, je ne m'attendais pas à ce que le bus soit à l'heure mais quand même ! Après le repas pris à l'hôtel Comfandi, je retourne au poste de police et toujours rien. Je vais attendre jusqu'à un peu de 10 h 00 et toujours rien. Les flics me conseillent de rentrer à l'hôtel et que si le bus arrive, ils mettent mes affaires de coté.En remontant, je vois le bus de Cootranshuila qui arrive de Paletara. Alors là, je me dis c'est bon, il a ma tente et ma roue arrière. Je redescend en courant et j'arrive devant le poste de police. Immédiatement, je demande au chauffeur qui n'a rien ! Alors là je commence un peu à désespérer. J'ai fortement l'impression que c'est foutu et que je ne vais rien retrouver. Ils commencent à m'énerver sérieusement la Cootranshuila ! Le chauffeur n'est même pas au courant de mon problème et me ne sait que me dire qu'il n'y pour rien ! Certes, ce n'est pas le même chauffeur mais j'avouais que quand ils m'ont dit ce matin qu'ils allaient me ramener mes affaires, j'y croyais quand même au moins pour la roue et la tente. En discutant avec plusieurs Colombiens, ils m'ont tous dit que la Cootranshuila était la pire des compagnies de bus sur cette ligne. Je m'en suis en effet aperçu ! Une panne à l'aller, une autre au retour et ils perdent des bagages, ça fait quand même beaucoup. Là, j'avoue que si j'avais pu finir de casser leur bus pourri, je crois qu'il n'aurait pas tenu longtemps ( ce n'est pas les cailloux qui manquaient au bord de la route ) ! Perdre la roue arrière, le porte bagages, la tente, les pneus de rechange et quelques sandows, ça fait vraiment trop et ça me met vraiment dans la panade. Je suis vraiment très en colère après eux. Les flics ont fini par me recommander de rentrer en voiture car il m'ont dit que c'était dangereux et en ont arrêté une pour me ramener au carrefour de l'hôtel. Demain, je rappelle la compagnie de bus et quoi qu'il arrive je rentre à Popayan et je leur demande de me ramener mes affaires au terminal de bus de Popayan mais sans trop y croire.

 

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