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Mercredi 19 janvier

Mercredi 19 janvier Medellín en métro et métrocable

Le matin, Augusto commence à me faire visiter sa ville d'abord en bus ( il y a un projet de bus en site propre à proximité de chez lui mais il n'est pas encore en service ) puis en métro. Ce métro est d'une propreté exemplaire et il est entièrement aérien avec un gabarit très généreux ce qui fait qu'on y est très à l'aise. Medellín est située dans une vallée orientée Sud Nord ce qui fait que la ligne A qui suit le rio Medellín dessert à elle toute seule de nombreux quartiers de la ville. La Colombie sent un peu le retour vers la France qui approche, en effet il y a à Medellín une usine Renault qui assemble aussi bien des modèles connus en France comme la Clio ou la twingo mais aussi des modèles Dacia comme la Logan vendues ici sous la marque Renault. Mais il y a aussi plusieurs supermarchés Carrefour. D'ailleurs par rapport à tous les pays traversés juqu'à présent, c'est ici qu'on trouve le plus de petites voitures comme la twingo ou la clio. Augusto m'amène jusqu'au terminus sud de la ligne et nous revenons vers le centre pour visiter. Il me montre d'abord "el prarque de las Esculturas" avec les statues de Fernando Botero célèbre sculpteur colombien de Medellín. Fernando Botero, c'est l'anti Giacommetti : il préfère les formes rondes et bien dodues, mais il faut dire qu'ici il a beaucoup de modèles en effet les filles minces sont plutôt rares ... Augusto me fait aussi visiter un marché ou nous dégustons du boudin ( mersilla ) me montre plusieurs variétés de fruits tropicaux comme des curuba. Puis nous allons à la rencontre d'un de ses amis Jorge aussi cycliste qui tient un atelier de vente et de réparation d'équipements électroniques TV ordinateurs téléphones portables autoradios etc ... Jorge est très croyant et m'offre un pendentif avec le christ et un cahier d'écolier qu'il me dédicace avec un VTTiste sur la couverture et ... les tables de multiplication en avant dernière page ! Et bien sur, il bénit mon voyage. Nous prenons quelques photos avec Augusto et Jorge.
Puis nous prenons la ligne B du métro avec Augusto qui est est ouest et beaucoup plus courte et nous continuons jusqu'à la station de correspondance avec le métrocable. Le métrocable est une télécabine ( aussi appelée "œufs" dans les stations de ski en France ) Les cabines de 6 places se succèdent à un rythme rapide et cette ligne permet de desservir des quartiers situés en hauteur plutôt déshérités : ça se voit aux toits en tôle ondulée alors que vers le centre les toits sont en tuile romaine. Quand je vois la pente de certaines rues, oulala ça doit être dur de se déplacer à vélo dans ces quartiers, alors le métrocable est très utile. Augusto m'explique qu'il y a une 2ème ligne de métrocable et nous irons demain. Pour la tarification le métro et le métrocable sont intégrés mais pas les bus gérés par une kyrielle de compagnies privées sauf quelques lignes. Aux stations supérieures le GPS indique plus de 1800 m d'altitude car en effet cette ligne monte et descend ce qui donne une idée du dénivelé, car le centre ville est à environs 1500 m d'altitude. En janvier en France il y a de la neige à cette altitude et ici on trouve des palmiers ! Après le métrocable nous revenons au stade avec Jorge et il me fait encore déguster des jus de fruits avec de la glace ainsi que des bunuelos. Mais c'est que je n'ai pas pédalé et peu marché alors je n'ai plus faim ! Après ces dégustations nous allons à son "négocio" comme il dit, un petit bar qui ouvre de 4 h 00 de l'après midi jusqu'à minuit intitulé "La Musica de Augusto" et je comprends de suite qu'il y beaucoup d'habitués qui sont plus des amis que des clients pour Augusto. Cristina l'aide dans son travail pour servir les consommations. Derrière le comptoir c'est une vraie discothèque essentiellement composée de 33 t mais il a aussi des CD et quelques K7. Il a énormément de variété colombienne mais aussi du tango argentin de la salsa cubaine de la musique "indigène" de tous les pays d'Amérique latine quelques chanteurs français pas très récents ( Edith Piaff Charles Aznavour ... ) Augusto connait bien Cuba où il a été de nombreuses fois. En discutant avec lui, il connait évidemment plusieurs groupes des Andes comme Inti Illimani, Quillapayun ou Illiapu mais coté musique française, il ignore Renaud, Benabar, Pierre Perret, Alain Souchon, Serge Gainsbourg, Bernard Lavillers, Jean Louis Aubert etc ... Le seul chanteur français récent qu'il connaisse, c'est Manu Chao, mais Manu Chao est aussi assez connu en Espagne et en Amérique latine. Mais que font donc la SACEM et les maisons de disques pour faire connaitre la chanson française à l'étranger ??? Il ne connait pas Carla, Jonhy et Sardou, mais qu'il ne compte pas sur moi pour les lui faire connaitre ! Sur Cuba, il est presque incollable : Beny Moré, Arturo Sandoval etc ... sauf Raul Paz qu'il ne connait pas ! En tout cas, Augusto bichonne ses précieuses galettes de vinyle noir avec un chiffon spécial et une bombe aérosol antistatique. Bien sur, il a aussi des CD pour le coté pratique, mais il tient énormément à ses vinyles qui donnent une sonorité plus chaude même si il y a parfois quelques craquements. Mais justement les craquements font aussi partie de l'ambiance "années 50" qu'Augusto adore faire partager. A partir de 6 h 00 son bar ne désemplit pas et Augusto me présente plusieurs de ses amis mais il en a tellement que j'ai oublié la plupart des noms ! Le paquet de cartes grandpedaleurlibre diminue sérieusement et je n'ai pas encore reçu mon drôle d'oiseau. Augusto me fait aussi écouter de la musique traditionnelle des indiens de la région de Pasto près de la frontière avec l'Équateur, c'est sublime : ça me fait un peu penser à certains morceaux d'Illiapu ou d'Inti Illimani. Il faut absolument que je trouve ce groupe. Après une dégustation de bière "Club Columbia" une des meilleures bière colombienne un peu comme la Corona mexicaine, Augusto appelle un taxi car il ne rentre que vers minuit et entre la longue journée d'hier et celle bien remplie d'aujourd'hui, j'ai besoin de dormir un peu.

 

Trace GPS du 19 janvier

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