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Fil d'ariane

Dimanche 30 septembre 2012 refuge CONAF Chungara, 18°6'7" Sud 68°44'50" Ouest

Dimanche 30 septembre 2012 refuge CONAF Chungara, 18°6'7" Sud 68°44'50" ouest quelque part au pied du volcan Sajama

Je déjeune le matin avec les gardes du refuge mais ils me quittent rapidement dans leur gros pick up car ils partent à la chasse aux braconniers et en particulier aux braconniers boliviens qui passent la frontière clandestinement car la laine d'alpaga et la fourrure de viscache se vend très cher. Ils me demandent de fermer le refuge lorsque je le quitterais. Je mleur laisse tout ce qui risque de ne pas passer le frontière bolivienne comme quelques fruits qu'il me restaient et le pain. J'ai encore quelques raisins secs de Tocopilla mais je les amène pour les consommer à la frontière.
Après le poste de police chilien proche de la frontière il y a une énorme file de camions venant de Bolivie. Puis j'arrive à la frontière au Paso Tambo Quemado, mais à part un panneau pour signaler le changement de pays et les panneaux kilométriques qui changent ainsi que le revêtement, il n'y a rien. Avant d'arriver à Tambo Quemado, il y a encore une énorme file de camions venant cette fois du Chili qui attendent pour les formalités de douane. C'est la queue la plus importante que j'ai vu depuis le passage ou la sortie du Nicaragua. Je commence à comprendre pourquoi les camions arrivaient par paquets sur la Chile 11, c'est qu'en fait la douane les relâche par paquets avec des moments importants de calme. Je fais les formalités de douane assez rapidement d'abord la sortie du Chili, puis l'entrée en Bolivie. Bien que Tambo Quemado soit en Bolivie tout se fait ici. Le village est vraiment moche : des immeubles en briques ni fait ni a faire avec des fers à béton qui dépassent des toits, la seule rue du bled est poussiéreuse et sert d'énorme parking pour les camions et à part une station service, quelques magasins d'alimentation au choix très limité et 2 ou 3 restaurants au plats uniques et quelques femmes indiennes qui changent les pesos chiliens contre des bolivianos ou l'inverse, il n'y a rien d'intéressant dans ce trou. Après avoir changé et mangé un peu, je file en direction de La Paz et je recherche assez tôt un endroit pour camper car la route n'est pas toujours très bonne avec des nids d'autruche de temps en temps ( je sais, il n'y a pas d'autruches ici mais les nids sur la route si ) A un moment, j'entends un sale bruit qui vient de la roue arrière. M#### 2 rayons cassés ! Je ne veux pas rouler de nuit sur cette route. Par contre j'ai toujours la silhouette majestueuse du Sajama ( point culminant de Bolivie ) à ma gauche qui fait très vite oublier la laideur de Tambo Quemado. Je m'arrête dans un village de quelques maisons et je demande à une femme indienne si il y a un endroit ou je pourrais coucher. J'explique que j'ai un matelas et un sac de couchage. Je cherche juste un endroit à l'abri. L'accueil est franchement froid et je comprends très vite que ce n'est pas la peine d'insister malgré la waïpala bien visible sur mes bagages. Je continue la route et je pense que je vais être obligé de camper. Mais je cherche au moins un endroit à l'abri du vent à cause de l'arceau de la tente bricolé. Puis je trouve un groupe de quelques maisons et un endroit propice à l'abri du vent pour planter la tente. Et je commence à l'installer et lorsque elle est presque plantée, je vois arriver un gars qui me propose de coucher dans sa maison qui est à coté mais il faut qu'il aille chercher la clé car en fait ce n'est pas sa maison principale. Je ne l'ai pas entendu arriver et je me demande bien d'où il est venu ! Il s'appelle Leoncio et revient effectivement une heure plus tard à vélo avec la clé. Il y a 2 pièces : une qui sert de garage où il y a une moto à moitié désossée et une autre pièce avec un lit et diverses choses. Il n'y a pas d'électricité ni d'eau courante mais bien sur ça me suffit. Il m'explique que des voleurs ont fauché les roues et d'autres pièces de la moto, donc il faut bien fermer la porte. Il m'aide à tout rentrer à l'intérieur et me laisse la maison. Pour les rayons cassés, je verrais demain. Je peux même utiliser mon réchaud à l'extérieur à l'abri du vent. Ce n'est pas la paradis, mais enfin c'est au delà de tout ce que je pouvais espérer. Au moins je suis à l'abri. Après le repas, je vais me coucher dans un vrai lit plutôt confortable.

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