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Lundi 24 septembre 2012 18°26'4" Sud 69°43'57" Ouest, Zapahuira

Lundi 24 septembre 2012  18°26'4" Sud 69°43'57" Ouest quelque part sur la Chile 11, Zapahuira

Après le déjeuner du matin et le pliage de la tente, je reprends la route et je vais arriver à mi journée chez Alexis, joyeux drille écolo de plus de 60 ans qui a installé une éolienne et des panneaux solaires pour s'alimenter en électricité. Et il est heureux comme ça avec sa femme. Il a aussi un cuiseur solaire qui marche avec de l'huile mais la tuyauterie fuit et il faut qu'il retourne à Arica pour le faire réparer car c'est de l'acier inoxydable et il n'y a qu'à Arica qu'il peuvent le faire. Alexis a une grande bibliothèque avec de nombreux ouvrages en anglais et en espagnol sur différents thèmes comme l'astronomie ( d'après ce que j'ai compris il fait des séances d'initiation pour les enfants qui viennent ici ) Il faut dire qu'ici les nuits doivent être exceptionnelles même si le site est quand même moins favorable qu'au Paranal. Je peux manger quelques pâtes et boire un jus de fruit chez lui avant de reprendre la route. Il a construit sa maison en adobe matériau idéal pour la région qui garde bien la chaleur la nuit et évite que l'intérieur ne soit trop chaud pendant la journée. J'ai même tourné une petite vidéo de lui avec son éolienne qui tourne avec le vent. Pour l'électricité il a aussi un pack de batterie pour la stocker pendant la journée et lorsqu'il y a du vent et l'utiliser quand il en a besoin. Le Chili devrait davantage utiliser l'énergie éolienne et solaire : il y a un énorme potentiel dans ce domaine !
Après avoir quitté Alexis, je me dirige vers Zapahuira et la montée est plus irrégulière avec parfois des parties pratiquement plates et parfois des raidillons infernaux ( toujours cette manie de faire des routes droites comme des I ) ce qui fait que je n'avance pas aussi vite que je ne l'aurais imaginé. Dans l'après midi. Je m'arrête à Zapahuira ou il y a un restaurant et le patron est très sympathique. Je voudrais bien aller à Putre mais le GPS m'annonce qu'il y a encore 30 km en ligne droite et je ne sais pas comment est la route et pourtant, je suis presque arrivé à l'altitude de Putre. Je décide donc de manger et pendant le repas, je vois arriver un autre cycliste avec un vélo droit très chargé. Il s'appelle Pedro et est de Madrid. Il savait que j'étais devant lui car des camionneurs boliviens lui avaient parlé de moi ! En discutant nous nous apercevons que nous avons des connaissances communes : Hernan à Cali et Santiago à Tumbaco près de Quito ainsi que Lorenzo que j'avais rencontré à Tumbaco avec qui j'avais fait une interview sur l'émission Radio Pedal de la radio municipale de Quito. Après avoir demandé comment était la route jusqu'à Putre au patron du restaurant et vu l'heure un peu tardive nous décidons avec Pedro de coucher ici d'autant plus que la patron du restaurant nous offre l'hospitalité dans une pièce à coté de celui ci où nous avons aussi la place d'y ranger les vélos. En effet il y a une bonne descente avant l'arrivée à Putre ce qui signifie qu'avant, il y a une bonne cote ! En plus la serveuse très sympathique est péruvienne et fait des études d'infirmière à Lima. Elle est venue travailler ici car le peso chilien est à un cours avantageux pour elle. Comme elle est vraiment très serviable je lui laisse un bon pourboire. En plus ce restaurant est très fréquenté par les camionneurs, car ils connaissent l'endroit. et il n'y en pas beaucoup comme celui là sur ma route. Nous nous installons avec Pedro dans la pièce que nous a laissé le patron après un bon coup de balai car la poussière s'accumule très rapidement si on ne balaye pas tous les jours et comme la pièce n'est plus utilisée il y en a beaucoup. Nous nous endormons assez tôt pour repartir de bonne heure demain matin.

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