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Fil d'ariane

Dimanche 23 septembre 2012 Mina Quiborax 18°26'4" Sud 69°43'57"

Dimanche 23 septembre 2012 Mina Quiborax 18°26'4" Sud 69°43'57" Ouest quelque part sur la Chile 11

Le matin, je vais profiter de l'absence de vent et d'un endroit à peu près libre de poussière pour préparer un thé chaud bien sucré et manger un peu de pain et des conserves de poisson puis après pliage de la tente, je quitte très vite cet endroit peu hospitalier et je reprend la route qui continue à monter ( c'est normal la mine n'est qu'à 1700 m d'altitude et le point culminant de la route de la Paz est largement à plus de 4000 m.) Et c'est vraiment le désert. Je ne vais plus trouver grand chose sur la route, et si j'ai des provisions et de l'essence pour le réchaud, par contre l'eau commence à s'épuiser. Heureusement, pour l'eau, il y a une source inespérée : ce sont les camionneurs boliviens qui acceptent volontiers de m'en donner lorsque je leur fait signe avec une bouteille vide ! Certains m'en proposent même spontanément sans que je leur en demande. Ils savent que cette route est difficile en camion alors en pédalant, qu'est ce que ça doit être ! Car si la route est chilienne, la plupart des camions sont boliviens car cette route est l'accès le plus direct et le plus facile à la mer depuis la Bolivie. Et le port d'Arica est essentiel pour l'économie bolivienne. Je vois passer beaucoup de porte container ( vide ou pleins je ne sais pas ) dans les 2 sens des camions de combustibles avec la mention "Peligro" écrite en gros sur la citerne et des porte voitures très chargés dans la montée vers la Bolivie et vides dans la descente vers le Chili. Je vois aussi passer des camions bâchés dans les 2 sens et quelques camions qui transportent des engins de chantier des tracteurs et aussi des pièces spéciales pour des usines ( cuves, treillis métalliques, énormes tuyaux, trucs hors gabarit ... ). Il y aurait largement de quoi remplir des trains entiers et je vois assez peu de voitures particulières. Par contre je ne vois plus du tout de citernes d'acide sulfurique orange comme sur la Panaméricaine au Chili. J'évolue au milieu d'un espèce de pudding minéral dont les grains grossissent avec l'altitude. Normalement, je devrais aussi voir des cactus candélabres mais il en reste très peu. Ces plantes poussent très lentement et sont capables d'aller chercher l'eau très profond dans le sol et de profiter de la moindre trace d'humidité dans l'air. Mais ces cactus ont été décimés car leur bois est dur et ils ont été utilisés abusivement dans la construction. Je suppose que les rares exemplaires qui restent sont protégés mais je ne suis pas sur car la zone ne fait pas partie d'un parc national. Le soir je vais trouver un emplacement meilleur qu'hier sur un parking mais légèrement à l'écart de la route et bien abrité du vent car avec l'arceau de la tente cassé, je cherche au maximum l'abri du vent. La végétation réapparaît progressivement mais encore sous forme rabougrie et assez clairsemée. Bien sur, j'ai toujours le trafic de la route mais il y a très peu de camions qui s'y arrêtent. J'en profite même pour faire un peu de cuisine ( enfin une soupe déshydratée .... ) et du thé bien chaud. Je vais mieux dormir que la nuit dernière malgré un peu de vent qui va m'inquiéter un peu à cause de l'arceau cassé. Demain, je voudrais bien arriver à Putre car si j'ai gagné beaucoup d'altitude ( je suis à environs 2750 m d'altitude gagnés en 3 jours depuis Arica ) Théoriquement, je peux l'atteindre vu que Putre est à environs 3500 m d'altitude et que j'ai fait plus de dénivelé aujourd'hui. Mais c'était sans compter sur quelques montagnes russes ....

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