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Fil d'ariane

Lundi 01 octobre 2012 18°6'7" Sud 68°44'50" ouest quelque part au pied du volcan Sajama, Curahuara

Lundi 01 octobre 2012 18°6'7" Sud 68°44'50" ouest quelque part au pied du volcan Sajama, Curahuara

Après le déjeuner du matin, j'attaque la réparation de la roue arrière et un des rayons cassés est du coté de la roue libre et il faut donc démonter la cassette. Heureusement, j'ai la clé adaptée et le fouet à chaîne que je vais utiliser pour la première fois depuis Vancouver. C'est ce que je fais et je démonte aussi le pneu et la chambre pour accéder aux écrous des rayons. Mais en fait, je m'aperçois que c'était inutile car les rayons de rechange rentre dans les anciens écrous. Puis Leoncio arrive et va bien m'aider à tout remonter et en particulier la cassette qui comporte une encoche plus large pour positionner tous les pignons dans la bonne position. Après avoir tout remonter il va même m'aider à me laver les mains avec l'eau d'un bidon qu'ilo avait dans sa maison. Il est vraiment beaucoup plus sympathique que les femmes rencontrées dans le premier village et en plus il connaît assez bien la mécanique vélo. Il m'explique qu'il tient un hostal dans le village de Sajama. Mais je ne pouvais âs y aller car il y avait 10 km de piste et je ne savais absolument pas si c'était raide ou assez plat. Il me laisse le soin de fermer la maison avec le cadenas un fois que j'aurais chargé toutes mes affaires. Puis je continue la route qui fait des montagnes russes autour de 4000 m d'altitude. J'ai le vent assez souvent de face ou de 3/4 et je n'avance pas beaucoup. Puis le ciel s'assombrit au cours de l'après midi toujours avec le vent de face et en plus dans une bonne côte. Je vais avoir quelques gouttes et je vais sortir pour la première fois depuis le départ de Toulouse la cape de pluie. A part les quelques flocons dans le parc Lauca lors du tour en minibus, c'est la première vraie pluie que je vois tomber depuis presque 3 mois ! Et le pire c'est que je ne vois pas grand chose pour camper. Je continue et arrive finalement dans une grande descente qui me fait arriver au fond d'un canyon où je suis plus à l'abri du vent. Ce canyon est magnifique mais je ne peux pas prendre de photos car il pleut de temps en temps et il fait vraiment sombre et je veux trouver le plus vite possible un endroit pour dormir à l'abri. Je rencontre quelques paysans qui me disent que dans 20 km il y a un village qui n'est pas signalé sur mon GPS et que c'est assez plat. J'ai tendance à penser que l'information est exacte car ils n'ont pas de voiture et qu'ils ont donc bien la notion des distances à pied où à vélo. En cours de route j'ai de nouveau un rayon qui pète sur la roue arrière. Je vais enfin trouver un restaurant routier au milieu de nulle part avec la porte grande ouverte! Ouf, j'ai enfin un abri et peut être même un repas ! Je rentre, il n'y a PERSONNE. Je frappe à la porte de la cuisine et enfin un femme indienne d'un certain age en sort et me demande ce que je veux ! Qu'est ce qui'il y a à manger et à boire ? Bon il n'y a qu'un plat unique et du nectar de pêche ( Durazno en Amérique du Sud ) Puis elle repart et me laisse seul dans la salle pendant au moins 10 à 15 mn et je me demande si je vais finir par être servi et si je ne vais pas finir par aller plus loin. Enfin, elle revient et m'amène un plat de bœuf avec du riz des patates et de la salade et le nectar de pêche. Puis elle me laisse de nouveau seul avec le repas. Bon, c'est la première fois que je vois un restaurant ouvert au grand air aussi vide. Les clients non plus ne s'y pressent pas .... Puis quand sa fille vient qui a l'air d'être un peu plus coopérative que sa mère, j'explique que je suis à vélo et que je ne veux pas rouler de nuit et que je peux coucher sur mon matelas mousse dans mon sac de couchage, Elle finit par accepter. Il y a quand même un peu de lumière dans ce restaurant grâce à des panneaux solaires et je vais noter tout de suite sur mon PC le nom du village pour écrire l'article plus tard. Toute la famille regarde ( il y a aussi 2 enfants, les plus curieux de toute la famille ) sauf la grand mère qui s'en fout, et me demandent si j'ai des photos du voyage et des photos de France. Après une séance de photos, je demande si je peux recharger la batterie. Oui mais il faut donner 5 bolivianos en plus ! Euh bon ils n'ont pas de compteur vu qu'ils sont alimentés par les panneaux solaires et c'est bien la première fois depuis Vancouver qu'on me demande ça pour recharger mon PC. J'accepte quand même car j'ai peur de me retrouver à plat par la suite. Je m'endors assez tard à cause de la lumière dans la salle car ils sont ouverts assez tard. Mais par contre ce n'est pas les quelques clients qui se comptent sur les doigts d'une main qui vont beaucoup me déranger. Demain matin, il faut que je recommence l'opération rayons.

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