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Vendredi 13 aout

Vendredi 13 aout : San Clemente San Diego une étape d'enfer ! 117 km et plus de 1000 m de dénivelé cumulé

Je quitte le motel de San Clemante vers 10 h 30 après une bonne douche ( j'avais même pas eu le courage de la prendre la vaille ) avec la ferme intention d'arriver à l'auberge de jeunesse de San Diego le soir. Je rencontre sur une piste cyclable assez agréable un autre cycliste qui s'appelle Dennis sur un vélo couché à 2 roues et je lui laisse ma carte : il se balade autour de chez lui et m'explique qu'il est trop âgé. Je lui réponds qu'on peut le faire tant qu'on a la santé et qu'il suffit de prendre son temps. En particulier, je lui parle d'Ethel de Misoula qui vient pédaler en France tous les ans à plus de 70 ans. Il m'explique qu'on doit traverser une base de l'US Navy pour aller à San Diego, je lui réponds que je l'avais vu sur la carte. Comme il n'a pas de bagages, il file plus vite que moi et me quitte mais pas pour longtemps. En effet Dennis m'attends à l'entrée de la base et m'explique que je dois porter un casque pour la traversée de la base. J'ai bazardé celui que j'avais acheté à Vancouver simplement pour respecter cette obligation stupide imposée aux cyclistes en Colombie Britannique et j'avais acheté le modèle le moins cher possible chez MEC. Résultat, je ne le portait plus depuis la traversée de la frontière US sauf les jours froids et pluvieux et depuis Misoula je n'en ai plus eu beaucoup besoin. ( en effet le casque tient chaud et par grande chaleur, c'est tout simplement insupportable ) Alors je l'avais accroché sur le porte bagage mais j'avais constaté que les sangles s'étaient détériorées alors, je j'ai jeté à San Francisco même si ça ne pèse pas lourd par rapport au reste. Alors comment faire pour traverser cette base ? ou alors il y a une autre choix c'est de prendre l'autoroute sans casque ! Avec ou sans casque, je n'y tiens pas vraiment. Alors je me présente à l'entrée de la base et le militaire de garde me dit d'aller me présenter à un bureau ( c'est ce que j'ai compris ) ou je dois attendre mon tour et finalement je crois que je n'avais pas besoin d'y aller car on me demande qui m'a dit de me présenter .... Ordre et contre ordre c'est comme ça que l'armée fonctionne. Le militaire de l'entrée vient me voir examine scrupuleusement mon passeport et m'explique que c'est le règlement et qu'il me faut un casque et qu'on ne discute pas le règlement. Finalement Dennis me propose de me prêter le sien pendant la traversée. Mais je croyais qu'il était encore sur son vélo, alors je ne comprends pas comment il va faire. En fait il est en voiture et me propose de m'accompagner. J'essaye son casque au dessus de ma casquette car je sais que je vais transpirer et c'est mieux pour Dennis. Ça passe impeccable ! Le militaire m'explique la route à suivre et je ne vais pas en sortir. Un peu plus loin, je vois sur la droite très près de la route un cratère dans le sable qui ressemble à un trou d'obus ! Bon je ne veux pas finir en dégât collatéral d'un exercice de tir foireux, ( dans un cas comme celui là, le casque ne sert pas à grand chose ... ) alors j'appuie sur les pédales pour en sortir le plus vite possible mais la traversée dure quand même 16 miles et il n'y a pas que du plat ! Et puis il y a un ou 2 feux et des stops qu'il vaut mieux respecter. Je croise un engin qui ressemble au fameux ( et fumeux ) Hummer connu pour sa consommation astronomique de pétrole ( il parait qu'il est comme mon réchaud multicombustible ) . Par contre l'armée américaine utilise l'énergie solaire pour la signalisation routière. Vers la sortie sud on trouve à l'intérieur de la base des lotissements avec des maisons toutes identiques et même des jeux pour enfants. ça ne donne pas du tout l'impression d'être dans une base militaire. A la sortie Dennis m'attend et je lui rends son casque en le remerciant.

Après un encas pris dans le port de Oceanside je reprends la route en sachant que cette fois je n'aurais pas à chercher de chambre car j'ai une réservation pour 2 nuits à l'auberge de jeunesse de San Diego qui est ouverte 24 heures sur 24. Après de multiples cotes et descente ( heureusement pas en enfer comme le laisse présumer le titre de l'article d'aujourd'hui ). Je m'arrête vers 21 h 00 dans un café mexicain mais moins bon que les précédents, j'ai même l'impression que l'horchata est un peu dilué avec de l'eau. Je finis par arriver à Market Street après une côte épouvantable en pleine ville que je franchirais laborieusement sur le 22X34. ( les cyclos comprendront .... ) Mais je ne suis pas encore couché ! Il est plus de minuit et je suis sur la bonne rue mais pas encore la bonne adresse. Je vais demander à la station service ( ou peut être sévice dans ce cas ... ) dans quel sens les numéros croissent et décroissent.  Le gars ne sait pas et me demande mon dépliant des auberges pour avoir l'adresse et ne revient pas .... Puis arrive une bagnole avec un ampli et des enceintes qui braille un reggae Poum puom poum à réveiller les morts 3 km à la ronde .... Plus moyen de causer avec le gars de la station qui n'est vraiment pas futé (quand même dans sa propre ville être infoutu de connaitre le sens des numéros dans sa rue il faut avoir le QI d'une huitre ... ) . Après le départ du Poum Poum Poum qui refusera de baisser sa sono ambulante, je finis par savoir qu'on est au 3010 Market Street et par récupérer mon dépliant. Avec ce renseignement j'appelle l'auberge et je pars vers l'ouest et effectivement les numéros décroissent et je trouverais assez facilement. Par contre il y a un espèce de gros carnaval dans le quartier avec des vélos taxis qui clignotent de partout et l'auberge me conseille de mettre mon drôle d'oiseau à l'abri mais au premier étage ( le N°2 ici car le rez de chaussée est le N°1 ) problème, il ne rentre pas dans l'ascenseur. Je décharge tous les bagages et je dois les amener à la chambre qui est à l'autre bout. Après un essai infructueux dans l'ascenseur qui est pourtant grand, je trouve l'escalier qui mène au premier avec une porte qui donne directement sur la rue. La bob rentre à l'aise dans l'ascenseur. Mais cette porte n'est accessible que de l'intérieur il faut donc que j'amène mon drôle d'oiseau devant que je mente au premier que je le redescende mais elle est munie d'un groom qui la referme ! Malgré la foule dans la rue personne n'accepte de m'aider. Finalement 2 personnes résidant dans l'auberge se proposent de m'aider à monter le drôle d'oiseau à l'étage ! Ouf, je suis presque au lit à 2 heures du matin après 117 km de route et plus de 1000 m de dénivelé ! ( données GPS et altimètre ) enfin presque ... car il me reste encore à le faire ! Et là zut je n'ai pas de draps ! Retour à l'accueil ou on me donne des draps avec des accuses mais j'ai un lit supérieur ce n'est pas le plus facile, j'y arrive tant bien que mal et dodo dans le vacarme de la fête dans la rue !

 

Trace GPS du 13 aout

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