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Fil d'ariane

Samedi 7 aout

Samedi 7 aout : Big Sur Gorda de plus en plus cher

La matin, je plie la tente sous un brouillard tenace et la terre humide colle partout. Le tente en est imprégnée et je suis de plus en plus crotté. Aucune possibilité de faire la moindre toilette. En repartant, je rencontre de nouveau Jean Charles et Tito qui propose de partage le thé. Eux ont carrément dormi à la belle sans planter de tente. J'avoue qu'avec le brouillard, je ne l'aurais pas fait. On fait des échanges thé et barres énergétiques contre cranberries séchées : un vrai régal typique d'Amérique du nord et des photos avec nos appareils respectifs. Jean Charles vit depuis quelques années aux États Unis et est très content de pourvoir un peu parler français avec moi. Il a même oublié quelques mots de français !

Puis nous nous séparons car il faut bien reprendre la route et eux vont plus vite que moi dans les côtes car ils sont moins chargés ( mais il partent pour moins longtemps ).

Après un peu de route, je fais un nouvel arrêt dans une aire d'observation d'animaux marins. Sur la parking, je vois arriver du nord, un énorme pick up Chevrolet. qui se gare. Si il continue la route, je me dis la bonne aubaine ! Un gros plouc à la bedaine plus développée que le cerveau est descendu laborieusement du monstre en acier. J'essaye de l'aborder : pas même bonjour rien ! Il me répond avec un accent incompréhensible et je sens de suite que c'est non ! Quel dommage, son engin est tellement énorme qu'on y mettrait plusieurs drôle d'oiseau comme le mien sans le moindre impact sur la consommation déjà énorme à vide de l'engin ! Le principal problème, c'est qu'il fallait arriver à y monter car c'était vraiment haut ! Ce type avec son monstre d'acier est une véritable CEA ( Calamité Écologique Ambulante ) qui doit sucer autant d'hydrocarbures qu'un autocar transportant 50 personnes pour lui tout seul. C'est qu'en France, il faut le permis poids lourd pour conduire un tel engin. Et le gars repart bien sur vers le sud .... Tant pis, je me dis qu'après tout, il vaut mieux faire des rencontres intéressantes plutôt qu'avoir passé 2 heures avec ce beauf. J'enrage d'enfin arriver au Mexique, parce qu'ici autant, j'ai adoré le Montana Yellowstone et San Francisco, ici la mentalité des gens est assez déplorable à part une petite minorité : ils aiment beaucoup les dollars et ils en veulent de plus en plus. D'ailleurs, ça s'observe dans les bagnoles : dans le Montana, c'est surtout des pick ups et des utilitaires, à Yellowstone des campings car et des caravanes, à San Francisco Toyota a fait un malheur avec son hybride Prius : c'est impressionnant, il y en a partout, ici c'est des BM des Porsche des coupés enfin des bagnoles pour se faire voir ... et les rares pick up qu'il y a dans le coin sont des trucs énormes rutilants. Ici, c'est le règne de la frime, il me tarde d'arriver au Mexique. Théoriquement, je devrais être ce soir à Morro Bay mais je ne vais pas pourvoir y arriver, le relief est vraiment très accidenté et il est impossible de prendre de l'élan dans les descente pour attaquer la côte suivante car la route a des virages très serrés. Il y a même des passages à voie unique car parfois la route s'est effondrée depuis parfois longtemps vu la signalisation "provisoire" mise en place. Je m'arrête à Gorda pour essayer de téléphoner à Nancy mais la portable ne passe pas. Je demande le prix d'une chambre au motel. Le gars du motel porte un T shirt rouge "Surf Mafia" ( authentique ) et demande 200 $ pour une nuit ! Je repars en lâchant "CRAZY!" et je vais voir ailleurs. Il restait des chambres libres à l'heure ou je suis passé.

En continuant par monts et par vaux, j'entends un bruit de fuite et je vérifie mes pneus : je n'a pas de crevaisons mais par contre je constate que le pneu arrière est mort usé jusqu'à la carcasse. Je prends la décision de le changer au plus vite. Au sommet d'une côte, il y a un emplacement et une grosse voiture garée. Je vais demander de l'aide car c'est beaucoup plus facile à faire à 2. Et je tombe sur John un américain et Eduardo et sa femme un coule brésilien. Ils m'expliquent qu'ils ont un peu de temps car sinon ils auraient pris la 101 au lieu de la 1 et qu'ils peuvent donc m'aider. En un rien de temps le drôle d'oiseau et la remorque sont déchargés On décroche la remorque ( à 2 c'est tellement plus facile ) et je démonte la roue arrière. Ce foutu pneu ( et pneu foutu aussi ) "Made in Taiwan" est une vraie poisse à démonter on finit par y arriver à 3 et avec 4 démonte pneus, et je vais remettre le même type de pneu ( j'en ai hélas un autre ) pour m'en débarrasser au plus vite. Il faut faire vite car la nuit va tomber et il vaut mieux terminer de jour. L'aide de John et d'Eduardo sera très précieuse pour le remontage en particulier pour remettre la roue arrière et raccrocher la remorque. Pour la première fois j'ai réussi cette opération sans me salir les doigts avec le cambouis de la chaine. Un grand merci à eux {#emotions_dlg.smile}

Heureusement que c'est terminé car il est temps de chercher un emplacement. Mais c'est moins évident que la veille il y en peu car la cote est plus escarpée et encore plus accidentée. Je finis par en trouver un plus petit que la veille mais cette fois un peu à l'extérieur du virage. Encore une fois je plante la tente de nuit sans sardines, l'auvent accroché avec des sandows à mon drôle d'oiseau. Je m'endormirais avec le bruit des vagues, le trafic étant quasiment nul de nuit.

 

Trace GPS du 7 aout

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