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Vendredi 29, Samedi 30 octobre

Vendredi 29, Samedi 30 octobre : Santiago de Matatlan Tapachula grosse chiasse avant le Chiapas !

Je quitte l'obsédé par Jésus ( ou peut être possédé ? ) par une bonne côte en direction de Tehuantepec que j'arrive à gravir relativement bien mais dans la descente, les événements tournent à la révolution zapatiste dans mes intestins ! Je suis contraint de m'arrêter à San Pedro Topolapan dans un restaurant ou je ne prends qu'un quesadillas sans assaisonnement et pour une fois un coca. Je vais aux WC qui s'ouvrent avec un ficelle sur laquelle il faut tirer et l'endroit est assez sale mais je n'ai pas le choix. Je repars mais sans aucune force et je vais caler à la première montée. Je reviens laborieusement à San Pedro Topolapan et je demande à un groupe de jeunes à coté d'un pick up si il y a un docteur dans le coin. Réponse ils rigolent ! Bande de ploucs {#emotions_dlg.frown} allez vous faire foutre ! Je redemande à une femme au bord de la route : elle me dit qu'il faut tourner à gauche pour rentrer dans le village mais où ? Je m'engage car je vois une voiture qui tourne dans un chemin de terre à coté d'une station Pemex mais il faut traverser un gué et remonter une cote après, alors  je laisse tomber. En plus la seule pharmacie que j'ai vue était fermée. Je vais dans un  autre bar et prend 2 cocas entre 2 ou 3 passages aux toilettes. Les cocas me redonnent un peu de force. Je reprends tant bien que mal la route puisque ce bled ressemble à Plouc Ciudad ( ça rappellera des trucs à Jean Pierre un copain cycliste à propos de la Roumanie où nous avions fait du vélo ensemble ... ) et qu'il n'y a rien à en tirer. Les 3 cocas ( je n'en ai jamais bu autant de ma vie ) m'ont redonné quelques forces mais dès la première cote, j'avance très lentement et je suis obligé de faire plusieurs arrêts dans les buissons.

Puis je finis par m'arrêter sur un emplacement largement suffisant pour qu'un pick up ou une camionnette puisse s'arrêter et je sors mon panneau pour Tehuantepac, San Cristobal de las Casas ou Tuxtla Guttierez. Je vois passer plusieurs pick up vides sous mon nez mais aussi des bus ou des camions citerne, une première voiture s'arrête mais ils sont 2 ou 3 dedans et n'ont vraiment pas la place pour mon drôle d'oiseau et les bagages. Je me donne jusqu'à 5 h 00 pour reprendre la route mais sans trop savoir jusqu'où j'allais aller ni la longueur de la cote ni où était le prochain village et sans trop de forces. Le moral était dans les chaussettes ! J'avais envisagé puisque personne ne s'arrêter de faire un barrage de cailloux pour les obliger à s'arrêter ! À 5 h moins 5 environs une camionnette fermée bien chargée s'arrête, je me dis que c'est encore raté, J'explique au gars que je suis malade et que je ne peux plus avancer. Alors il réfléchit un instant et me demande si je peux séparer la remorque et démonter le haut de mon drôle d'oiseau. Je réfléchis à mon tour et je lui répond que c'est possible mais que ca va prendre un petit peu de temps. OK Je me lance dans le déchargement et le démontage et lui regarde comment installer mon drôle d'oiseau et mes bagages à l'arrière de sa camionnette. En plus il m'avance énormément il va à Tapachula presque à la frontière avec le Guatemala. Il transporte des cartons très lourds de papier ( catalogues ou journaux, je ne sais pas trop ) et c'est vrai qu'il est bien chargé. En déplaçant quelques cartons de papier, on arrive tant bien que mal à tout caser et il reprend la route très prudemment à cause du chargement. Il s'appelle Rafael et je vais me rendre compte par la suite qu'il est prêt à rendre service aux autres en cas de difficultés. J'ai vraiment eu de la chance de le rencontrer car la cote est très longue et il y a peu de villages. En discutant, il va me proposer de s'arrêter dans une pharmacie en me conseillant un médicament vraiment efficace contre la diarrhée. Jusqu'à Tehuantepec, il y a plusieurs cotes et descentes successives même si Tehuantepec est presque au niveau de la mer. Il fait 2 arrêts en route pour décharger une partie des colis et le 2eme arrêt est à plus de 10 h 00 du soir mais il y a quelqu'un pour réceptionner les cartons. Avec le médicament et un coca supplémentaire, j'ai repris quelques forces et je lui donne un petit coup de main pour décharger. Il faut chaque fois sortir mon drôle d'oiseau et une partie des bagages puis tout remettre en place, mais la 2ème fois, c'est beaucoup plus facile car il a déchargé un bon tiers des cartons. Nous traversons une zone assez plate mais très venteuse appelée la Ventosa où est installée un énorme par éolien. On ne voit pas les machines de nuit, par contre on les devine car elles sont équipées de lampes flash pour la visibilité pour les avions. Il y en a beaucoup des 2 cotés de la route et Rafael m'explique que c'est le plus important parc du Mexique et encore il y a de la place pour en construire d'autres de quoi préparer la fin du pétrole au Mexique. On fait un arrêt dans une station Pemex et je constate effectivement que ça souffle très fort. En particulier ils ont installé des portes coulissantes dans la boutique de la station et non des portes battantes à cause du vent. Nous continuons la route qui devient une autoroute qui est gratuite mais il y a des anciens postes de péage. Il faut dire qu'elle est en assez mauvais état et ça ne date pes des dernières pluies et faire payer était quand même assez osé. EN plus il n'y a que 2 voies dans chaque sens sans accotement mais le trafic est moins important qu'autour de Mexico. A un moment il y a un camion arrêté avec warning et triangle et Rafael s'arrête pour demander ce qu'il se passe : c'est très simple panne sèche. Rafael embarque le chauffeur sur quelques km jusqu'au prochain Pemex. On est un peu serré mais ça ne dure pas longtemps. On arrive enfin à Tapachula après le lever du soleil ce qui me laisse l'occasion de voir les montagnes qui longent la plaine côtière ou nous sommes. À l'arrivée à Tapachula, Rafael décharge d'abord mes affaires car il m'explique qu'il livre à quelqu'un de la famille de son patron et qu'il vaut éviter les questions. D'après ce que je comprends il n'aurait pas de gros problèmes par rapport au fait qu'il m'a pris mais plutôt quelques questions du genre : est ce que tu a fait payer le Français ? combien d'argent il t'a donné et je veux ma part ! Non, Rafael ne m'a pas demandé d'argent par contre je pense qu'il recherche aussi la compagnie pendant les longues heures de route et je me suis efforcé de lui parler mais j'avoue qu'à certains moments j'étais plutôt somnolent. Les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas.

Après l'avoir quitté, je cherche un hôtel et j'en trouve un assez vite à un prix très raisonnable ( 200 pesos soit moins de 15 € ) Il y a internet même si ça ne marche que dans le hall et qu'il n'y a qu'un canapé. Ils m'installent une petite table pour me faciliter les choses mais ce n'est quand même pas très pratique. De toutes manières je vais me reposer car entre la nuit en camionnette et la colique je suis à bout de forces.Et en plus c'est comme si je n'avais rien mangé pendant 3 jours. Après un peu de repos, je vais chercher des gouttes pour les yeux avec l'ordonnance de l'ophtalmologiste de Queretaro pour en avoir jusqu'à mon retour en France. Je vais aussi me renseigner pour le bus pour aller à San Cristobal de las Casas mais il y a 9 heures de route ! Bigre moi qui pensait faire un jour aller un jour sur place et un jour retour, c'est raté. J'étudie alors la carte et je ne vois que 2 alternatives soit le bus peut charger mon drôle d'oiseau et je vais à San Cristobal de las Casas sans revenir à Tapachula, si ce n'est pas possible, je pars vers le Guatemala en direction du lac Atitlan en pédalant. Je demande à voir la soute du bus et c'est vrai que c'est grand mais mon drôle d'oiseau ne peut pas embarquer sans démontage du cadre du panneau solaire. Ça me parait jouable en arrivant bien en avance pour prendre le temps de démonter et de tout regrouper comme il faut pour ne rien perdre dans la bagarre.

J'ai aussi cherché à manger des trucs sains comme du riz ou de la viande bien cuite ou des patates à la vapeur. J'ai réussi à trouver en précisant bien que je suis malade et que je ne veux pas de chilli de salsa verde ou de crème ! A la rigueur des tortillas de maïs sans assaisonnement ! Je me couche relativement tôt pour ne pas rater le bus le lendemain.

 

Trace GPS du 29 et 30 octobre

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