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Vendredi 3 décembre

Vendredi 3 décembre Rivas frontière du Costa Rica

dès le matin j'ai l'intention de quitter cet endroit car je n'ai plus aucun espoir de retrouver ma sacoche. Je laisse ma carte au cas peu probable où les flics de Rivas appelleraient l'hôtel mais sans illusion. Comme ils ont vu que je n'étais pas content du tout de la sono la veille, ils vont m'offrir à manger et une grande bouteille d'eau pour remplir mes gourdes sans doute pour se faire opardonner. Comme je n'ai toujours pas d'internet, je pars assez tôt car je crains un peu que le passage de la frontière entre Nicaragua et Costa Rica soit long en particulier à cause du différent frontalier entre les 2 pays. Par contre dès le départ, je vais constater que la route est très roulante et en très bon état. Au bord du lac je croise un gigantesque champs d'éoliennes j'en ai au moins compté une vingtaine, mais je crois qu'il y en a plus car c'est parfois difficile de les voir avec la végétation. E c'est vrai que le vent souffle fort il est latéral et parfois un peu dans le dos. Mais ça ne suffit visiblement pas à satisfaire les besoins du pays. Il faudrait en construire d'autres ! Ces éoliennes ne dérangent absolument pas les oiseaux que j'entends piailler dans les arbres et que je vois même parfois voler au pied des pylônes des machines. Même en passant à coté des machines on entend un vague bruissement mais qui est couvert par le passage d'une voiture ou d'un camions. Alors avant de dire n'importe quoi, les opposants aux éoliennes devraient si le bruit de ces machines les dérangent s'arrêter de circuler en bagnole parce que leur bagnole fait largement plus de bruit. Et quand on est loin on entend surtout le souffle du vent dans les feuilles des arbres !

4 km avant la frontière je vois une file de camions à l'arrêt qui bloquent la voie de droite. Bigre les formalités ne doivent pas être simples. Sans scrupules, je passe à gauche des camions et j'arrive dans le dernier village du Nicaragua où je trouve à manger. Ça tombe bien, j'ai encore des Cordobas à dépenser mais les prix sont tellement bas que je n'arriverais pas à tout dépenser ! Je lui laisse quand même toutes les pièces en pourboire et reprends un 2ème jus d'ananas ! de toutes manières je ne peux plus rien en faire. Que ceux qui sont contre l'Euro viennent voir ici ou chacun des pays a sa monnaie sauf le Salvador qui utilise le dollar US. On y perd à chaque passage de frontière. Quand aux formalités je me dis que je suis bien content d'être en vélo parce qu'en bus je n'étais pas sorti de l'auberge. Je continue à doubler la file de camions jusqu'au poste frontière. Mais il y a de quoi faire plusieurs trains canadiens avec tous ces camions !

Et là c'est un énorme bazar : il faut d'abord commencer à payer une taxe municipale de la dernière ville nica ( 1 US $ ) puis une propina ( pour je ne sais pas quoi en Cordobas ou en dollar dans un restau la propina c'est le pourboire ) mais je réussi à y échapper car ce n'est qu'un gars en T shirt qui le demande. Alors je ne vois pas pourquoi je payerais ça ! Puis il faut remplir des papiers et passer à l'immigration coté nica et repayer cette fois quelques dollars et il faut repasser dans un autre bureau pour faire tamponner le papier précédemment rempli ! et bien sur faire la queue à chaque fois et tout ça au milieu de la poussière car la route est est très mauvais état ( ça doit être un no man's land que personne n'entretient entre les 2 pays ) En plus il y a un énorme camion qui manœuvre pour se garer et qui bloque complètement le passage. Je vais rester à distance car je me suis demandé si il n'allait pas se renverser tellement le terrain est pourri. J'arrive enfin devant le poste Tico avec tous les tampons et papiers en règle et en m'étant débarrassé de tous mes cordobas mais il a bien fallu plus d'une heure pour tout ça.

 

Trace GPS au Nicaragua du 3 décembre

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