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Jeudi 25 novembre

Jeudi 25 novembre Granada puerto de Altagracia en bateau sur l'île Ometepe

Le matin, je vais à l'agence Fedex toute proche pour expédier les DVD préparés la veille ainsi que des poteries que j'avais acheté sur la place principale mais il n'ont pas de carton adapté. je vais acheter mon billet assez tôt dans la matinée mais il me demandent mon passeport pour un trajet intérieur en bateau ! Zut, je l'ai oublié à l'hôtel ! Je dois donc revenir et je demande comment ça se passe pour les vélos en précisant que j'ai un vélo spécial une remorque avec pas mal de bagages. Il faudra certainement payer un supplément de bagages.
J'arrive assez tôt soit une bonne heure avant le départ pour embarquer car je pressens que ça risque d'être compliqué ... Au début, ils veulent tout me faire descendre de mon drôle d'oiseau et j'ai beau leur expliquer que ça sera plus simple de tout embarquer d'un coup, ils ne veulent rien savoir ! En fait leur problème, c'est de tout peser et il n'ont pas de bascule suffisante pour tout peser d'un coup ! Ils finiront par accepter d'embarquer mon drôle d'oiseau et la bob attelée en faisant une estimation pifométrique du poids Je vais encore une fois payer plus cher de bagages que le prix du billet mais la traversée qui dure 4 heures ne me coûte qu'environs 10 US$ y compris le supplément bagages. Ils contrôlent aussi les bagages à main un peu comme dans les aéroports ou plutôt ils font semblant, la personne devant moi est fouillée soigneusement et je passe sans qu'on ne me demande rien alors que j'ai avec moi une bombe lacrymogène et un couteau ! ( sans compter les couverts de camping ) Et bien sur, ça passe sans problème. La traversée est assez agréable avec un bon vent de face et un bon clapot et la vue sur les différents volcans est magnifique. Je rencontre un couple français qui voyagent en bus car elle est handicapée et ils sont aussi obligé de prendre les taxis pour se déplacer. Il vont à San Carlos sur le rio San Juan dans lequel se déverse le lac et qui est navigable jusqu'à l'Océan Atlantique. C'est à proximité de la frontière du Costa Rica mais je n'arrive pas à savoir si je peux passer à cet endroit car il n'y a pas de route entre les 2 pays mais juste un bateau et en plus en ce moment les relations sont un peu tendues entre le Nicaragua et le Costa Rica pour une histoire de 3 km2 et une erreur de Google maps. L'arrivée à  puerto de Altagracia a lieu de nuit et est assez particulière, on débarque sur une plage de rochers sans aucun quai et ils déchargent mon drôle d'oiseau sur une passerelle qui est plus étroite que l'écartement des roues avant. Puis, je m'engage sur le chemin après l'avoir récupéré mais c'est une piste en assez mauvais état. Je pensais arriver directement dans le village d'Altagracia mais celui ci est un peu plus loin et le chemin est vraiment mauvais pour y arriver et j'avoue que de nuit, je suis un peu inquiet même si ce n'est pas long.
Puis, je suis abordé sur le chemin par une femme qui me dit que c'est dangereux car je peux rencontrer des voleurs et que le chemin est mauvais. Pour les voleurs je n'y crois pas trop parce que Ometepe est une petite île où les gens se connaissent alors par rapport aux grandes villes que j'ai traversée sans aucun problèmes je crois qu'Ometepe doit être plutôt calme. Par contre, je constate que le chemin est effectivement très mauvais. Je vais accepter sa proposition avec plaisir. Elle s'appelle Marta et en plus de ses 7 enfants il y a aussi un tante assez âgée, un petit garçon de 7 ans un peu espiègle qui est un neveu d'après ce que j'ai compris, sa petite fille et la Vierge Marie qui est en bonne place dans la maison sans compter un chat les poules et les cochons. La maison ressemble à une cabane au sol en terre battue et le toit est fait de tôle ondulée. je crois qu'elle me propose le meilleur lit qu'elle a. Son mari travaille comme marin dans la compagnie de navigation qui fait la liaison entre l'ile et le continent.  Il navigue sur un bateau plus gros qu celui que j'ai pris car c'est celui qui fait la liaison avec San Jorge près de Rivas. Ce bateau a été acheté d'occasion en Hollande et est venu par le rio San Juan. Ils ont quand même la télé des portables et l'électricité avec une installation très sommaire mais ils n'ont pas de gazinière et pas l'eau courante ni l'assainissement. Je suis accueilli comme un roi et ma venue est bien sur bénie. Marta est en effet très croyante et a apparemment transmis sa foi à ses enfants. Elle a déjà reçu d'autres cyclistes étrangers comme moi dans les mêmes circonstances. et j'ai droit à un bon repas avec un œuf du riz avec des haricots rouges et des fruits en fin de repas. J'ai vraiment le sentiment qu'ils m'offrent ce qu'ils ont de mieux à offrir, car ils n'ont vraiment pas grand chose.

 

 

Trace GPS du 25 novembre

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