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Dimanche 14 novembre

Dimanche 14 novembre : Nahuala Solola beau temps de novembre !

Le matin il est impossible de partir de Nahuala à cause du marché qui s'est installé dans la rue et c'est même difficile de circuler à pied. Je vais déjeuner dans la famille avec des petits tamales ( ils ont un autre nom que j'ai oublié ) fourré avec de la farine de mai et un petit peu de viande. Un des fils de la famille fait du vélo et me montre le sien. Par contre il n'a plus de pompe et ses pneus sont à plat. Je lui regonfle ses pneus, graisse la chaine et lui conseille de ne pas la croiser. En effet il roulait avec le petit pignon et le petit plateau et personne ne lui avait expliqué qu'il vaut mieux éviter de croiser la chaine et pourquoi. Il aurait fallu aussi retendre les rayons mais pour ça il vaut mieux qu'il aille à un atelier. Puisque je suis bloqué par le marché, autant aller y aire un tour ! Et c'est un marché vraiment typique très coloré mais par contre, je suis bien le seul étranger à y circuler aujourd'hui. Je prends assez peu de photos car je demande systématiquement avant de photographier quelqu'un si je peux le faire et j'ai très souvent des refus où alors on me demande quelquefois de payer. Oh certes ce n'est pas la somme qu'on me demanderais qui me pose problème mais le principe même de payer pour prendre quelqu'un en photo, soit la personne accepte et alors le numérique a un énorme avantage, c'est qu'on peut tout de suite montrer la photo à la personne, voire même la laisser si on a un peu de temps et le matériel. Si la personne refuse, je renonce à prendre la photo. C'est sa liberté et je la respecte. Et c'est vraiment dommage car les femmes sont superbement habillées et certaines portent sur la tête des énormes paquets entourées de tissus multicolore. J'ignore ce qu'elles portent mais ça a l'air d'être assez lourd et l'équilibre est un peu précaire au milieu de cette foule animée. Mais je n'ai jamais vu de paquet tomber ! Dans ce marché qui est quasiment fréquent exclusivement par la population locale on trouve de tout : un peu d'artisanat mais assez peu par rapport au reste : des chaussures, des T shirt, des fruits et des légumes, de l'outillage, des accessoires de téléphone portable, de la vaisselle en plastique, de la lessive et du savon .... Ce n'est pas du tout un marché pour touristes. A un moment, j'entends un jeune qui envoie encore un gringo. Il est très surpris quand je m'adresse à lui en espagnol pour lui dire que je ne suis pas Américain mais Français, que je désapprouve la politique des USA par rapport à l'Amérique latine et qu'il ne faut pas qu'il mettent tous les Américains dans le même sac car, il y a aussi des Américains qui ne sont pas d'accord. Finalement, je lui explique rapidement ce que je fais et je lui laisse une carte. Je serais abordé par une femme qui veut me vendre de l'artisanat et m'amène chez elle. En fait, elle n'a pas énormément de choix et beaucoup de vierges et de crucifix ce qui ne m'intéresse pas ! Je lui achèterais que 2 pièces en tissus mais qui ne sont même pas neuves. Elle accepte de se laisser prendre en photo avec ses enfants. Puis je retourne dans la famille qui m'a reçue mais la plupart sont sortis et vont bientôt revenir. Je mange avec eux et je fais quelques photos. Puis, je vais entreprendre de graver un CD avec les photos que je viens de faire pour les leur laisser. La première tentative de gravage va foirer et je vais perdre un peu de temps pour en graver un 2ème.

Alors qu'il avait fait beau le matin, je pars en début d'après midi sous le brouillard et je mets mes lampes diodes en clignotant aussi bien à l'avant qu'à l'arrière pour être bien vu. Je comptais arriver à Panajachel mais la route fait le yoyo entre 2300 m et 2500 m d'altitude et j'avance assez lentement à cause de toutes ces cotes. Je rencontre une journaliste de Quetzaltenango qui me dit qu'elle me contactera par mail et me laisse un exemplaire de son journal. Je rencontre aussi un marchand que j'avais vu au marché le matin qui m'avait vendu le journal Nuestros Diario qui m'avait interviewé à Huehuetenango et l'interview est parue. Mais ils ont écrit que je suis canadien ! Pourtant, j'ai  bien dit que je suis français et même plusieurs fois ! J'avance lentement dans le brouillard et dans une côte, je vois un pick up qui clignote et est arrêté au bord de la route. C'est une famille avec 2 jeunes enfants Il vont à Solola et me propose de me prendre. J'accepte volontiers par contre je sais que la route est fermée entre Solola et Panajachel à cause des inondations de début octobre. Je ne suis pas sur de pouvoir aller à Panajachel car il y a bien des barques ( lanchas ) mais elles sont petites et ils ne savent pas si je peux embarquer tout mon matériel. Ils me laisse à un bon hôtel d'où j'acris cet article avec un accès internet assez rapide.

 

Trace GPS du 14 novembre

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