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Samedi 11 decembre

Samedi 11 decembre : San José volcan Poas dans la purée de pois !

Comme prévu le bus vient me chercher à l'hôtel à 7 h 50, il est pratiquement vide mais doit s'arrêter à d'autres hôtels pour prendre du monde. Le guide fait les présentation en espagnol et en anglais ce qui est très pratique pour moi car si je loupe un mot dans une des mangues je peux me rattraper ... Plus de la moitié des visiteurs sont américains mais il y a 4 belges dont un enfant qui parlent français et une partie de la famille vit au Nicaragua. L'ascension se fait par la route à travers des plantations de café car l'altitude idéale pour le café est entre 1000 et 2000 m d'altitude et le Poas est à environs 2700 m. On arrive au sommet au milieu d'une végétation luxuriante avec les fameuses ombrelles du pauvre qui font penser à des feuilles de rhubarbe géante, mais les tiges et les feuilles ont des piquants partout. Je crois cette plante est endémique du Costa Rica voire même du Poas. Au bout d 15 mn de marche facile sur un sentier bétonné et aménagé, on arrive au bord du cratère principal au fond duquel se trouve un lac d'acide sulfurique fumant à 90 °C environs ( le pH est inférieur à 1 ) Ce lac s'est formé avec la combinaison des eaux de pluie et des émanations permanentes de gaz venant du cratère. Il y a du vent et du brouillard. On devine parfois le lac lorsque le brouillard se dégage un peu mais comme il y a des fumerolles il se reforme aussi sec ( si je peux dire parce que c'est plutôt humide ) C'est assez difficile de savoir si le brouillard vient du ciel ou du volcan. Récemment, il y a eu des éruptions de vapeur avec formation d'un geyser qui dépassait le niveau du bord du cratère. Peut être qu'avec un peu de chance on va avoir du spectacle, mais non il ne se passe rien de particulier. Nous allons avec la tante du petit belge et lui au cratère qui contient un lac normal sans activité particulière. Mais c'est pareil on ne voit rien. que de la purée de Poas ! Enfin on profite quand même bien de la végétation luxuriante qui pousse dans cette humidité quasi permanente et sur ce sol volcanique très riche.

Nous prenons des photos en rentrant au bus et la visite va continuer par la plantation de café Doka ( ne pas confondre avec Moka ) avec la présentation de l'élaboration du café. Avant d'avoir une tasse de petit noir, il s'en passe des choses ! D'abord, on commence par la semence qu'on plante dans des petits godets puis à un certain stade on associe les plants par 2 pour avoir le meilleur rendement. Par contre on n'en met pas pas plus que 2 car au delà les racines s'étouffent. Puis les plant sont plantés à leur place définitive pour 15 ans. Au delà de 15 ans le rendement baissent et ils sont remplacés. au bout de 3 ou 4 ans, les plants donnent des fruits de café qu'il faut ramasser quand ils sont rouges foncé et pas avant. Mais ils se détachent mieux à maturité. Le ramassage demande un certain savoir faire car si il y a trop de fruits pas assez murs la récolte est refusée. Le fruit du caféier est constitué par une graine ( qui est utilisée pour la préparation du petit noir du matin entourée d'une peau entourée elle même par la pulpe. Il faut séparer tout ça dans une machine qui comporte un cylindre tamis qui laisse passer les graines et retient la pulpe à l'intérieur. La pulpe est poussée vers une extrémité à l'aide d'une vis sans fin et les graines sont récupérées de l'autre coté avec la peau. La pulpe est utilisée comme engrais organique. Puis les graines sont séchées de préférence au soleil et une fois sèche la peau se détache très facilement. Après c'est la torréfaction qui dure entre 15 et 20 mn et le temps influe énormément sur la qualité du produit final. et la torréfaction demande beaucoup de savoir faire pour l'arrêter au bon moment. Ils ne torréfient sur place que le café vendu localement et ils exportent les graines avant torréfaction car une fois torréfié le café perd son are au bout de quelques mois alors que non torréfié, il peut se conserver un an environs. Après c'est le passage à la boutique où je n'achète pas de café car je ne suis pas équipé pour le préparer. Par contre j'achète des confiseries au café goyave chocolat, c'est délicieux mais assez cher. Puis on passe au repas dans une salle magnifique. Je mange avec les Belges et les Américains restent entre eux. Après il y a une serre à papillons que l'on peut visiter et faire des phots.

On reprends la route vers Grecia et Saarchi pour voir l'église en fer et la coopérative artisanale. L'église de Grecia est construite en fer et date à peu près de la même époque que celle de Santa Rosalia en Basse Californie au Mexique. Par contre contrairement à celle de Santa Rosalia, il faut vraiment savoir qu'elle est en fer car la structure métallique est bien cachée. On le voit au niveau des partes car les rivets dépassent des piliers. Les matériaux sont exclusivement européens : poutrelles métalliques belges vitraux français et marbre de Carrare pour le sol ! Elle est entourée par un magnifique jardin tropical qui est très animé avec un marché artisanal. On continue vers Saarchi qui était spécialisé dans la constructions de charrettes décorées utilisées au XIXème siècle et au début du XXéme dans les plantations. Ces charrettes étaient décorées à l'origine pour les distinguer d'une exploitation à l'autre. Mais la mécanisation de l'agriculture a fait disparaitre la demande pour les charrettes en bois. Les artisans de la ville n se sont pas résignés à cette situation et ont cherché d'autres débouchés. Ils savaient travailler le bois. Or qu'est ce qu'on peut faire avec du bois ? Bien sur des meubles et Saarchi est devenue la ville du meuble au Costa RIca et croyez moi, Revel a une sacrée concurrence : il y a un nombre impressionnant de magasin de meubles. En arrivant sur la place principale on découvre la plus grande charrette en bois du monde ( qui figure parait il dans le Guiness de records. Elle bien sur peinte de couleurs multicolores très vives. En plus des meubles les artisans de Saarchi se sont lancés dans l'artisanat avec l'essor du tourisme au Costa Rica. La visite de la coopérative dure environs 30 mn et permet de faire des achats : toutes les objets présentés sont de superbe qualité entre les classiques jau d'échecs, les dessous de plats, les coffrets divers et variés, les casse tête chinois, les statues d'oiseaux peints etc ... sans oublier bien sur les crucifix et vierges qui doivent aussi bien se vendre et pas qu'aux touristes.
Puis c'est le retour vers San José. Comme nous avions fixé rendez vous avec Eduardo à  20 h 00 devant le théâtre national et qu'il y a le festival de la Luz, je quitte l'hôtel ou le bus me ramène pour aller voir. Il y a une foule énorme et j'essaye de rentrer dans la rue où se tient le festival mais je suis poussé par derrière et je décide de faire demi tour, c'est vraiment trop risqué. Je me dirige vers le théâtre mais même à pied, j'ai du mal à avancer et je finis par me demander si le rendez vous avec Eduardo va être possible.Enfin j'y arrive et comme je suis très en avance, j'essaye de voir ce fameux festival. Il y a tellement de monde que je vois rien du tout ! Je me rabats sur un groupe de musiciens qui jouent devant le théâtre et je fais quelques photos et je leur laisse la pièce quand, ils ont finis. Puis Eduardo arrive et me reconnais car il a été voir les photos sur http://www.grandpedaleurlibre.org ! Nous discutons entre autre de l'actualité et des desniers événement entre le COsta Rica et le Nicaragua. En effet suite à une erreur de Google maps sur le tracé de la frontière entre les 2 pays le Nicaragua a envoyé 50 soldats occuper la zone litigieuse. Le Costa Rica qui n'a pas d'armée a porté l'affaire devant le tribunal de la Haye. La zone litigieuse est une zone inhabitée à l'embouchure du Rio San Juan qui fait la frontière entre les 2 pays. Daniel Ortega, le président du Nicaragua a fait à ce propos une déclaration succulente : "comment peut on nous reprocher d'envahir notre propre territoire ?" C'est qu'il y a des élections en 2011 ou 2012 et j'ai constaté que la propagande sendiniste battait son plein. Aurait peur de ne pas être réélu ? Parce que la situation n'est pas très bonne au Nicaragua. Eduardo fait un peu la même analyse et me dit qu'en fait de chaque coté de la frontière Nicas et Ticos sont frères : ils parlent la même langue et échangent beaucoup à la frontière même si ce n'est pas très facile de la franchir ( au moins officiellement parce qu'en douce, ça ne doit pas être très compliqué vu le bazar que j'ai constaté ) En plus le Nicaragua a un projet de canal pour compléter ( ou concurrencer ) le canal de Panama qui est à saturation. Le problème c'est que ce projet risque d'avoir de très graves impacts sur l'environnement surtout si il est mené sans étude d'impact et sans précautions. Et ça peine énormément Eduardo qui travaille pour une ONG environnementale.

Après le repas Eduardo ne veut pasme laisser partir à pied et insiste pour me trouver un taxi. Ce n'est vraiment pas loin, j'ai fait plusieurs fois le chemin à pied sans encombre y compris de nuit mais il me dit qu'aujourd'hui c'est spécial et qu'il vaut mieux être prudent. Après pas mal d'attente il finit par trouver un taxi qui me ramène à l'hôtel. Il a plus peur pour moi que moi même

 

Trace GPS du 11 décembre

 

Profil d'altitude du 11 décembre

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